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Maraîchers d’ici et d’ailleurs, non, nous ne sommes pas seuls!


Juste après la tenue de notre colloque sur le maraîchage de proximité, je me suis rendu dans la campagne allemande, où j’ai habité quelques années. Je n’ai pu résister à aller rendre visite à une ferme maraîchère en Rhénanie-Westphalie, celle de Reinkensmeyer à Herford, et de discuter avec le propriétaire.


En gros, sensiblement les mêmes constats qu’au Québec: concentration de quelques gros acheteurs et leur pression sur les prix. Au lieu de Walmart ou Metro, c’est Edeka ou Lidl. La concurrence de l’importation étrangère s’avère également difficile, encore là une situation analogue à celle du Québec.


Évidemment, les conditions climatiques diffèrent, alors qu’un employé travaillait en tracteur dans un des champs en plein mois de février. Un voisin labourait une parcelle et un ouvrier marchait dans un lot de poireaux. Peu concevable au Québec où je songe plus à récolter de l’eau d’érable pour les sucres que d’envisager passer la herse…


Autre enjeu, les exigences en matière d’environnement, alors que le discours gouvernemental traite des émissions de CO2, sans que ces demandes adressées au monde agricole ne se traduisent par des prix conséquents. Selon cet agriculteur, le gouvernement s’intéresse plus à la question de l’industrie automobile, des nouvelles technologies ou du prix du pétrole qu’à la situation du secteur agricole. Il s’estime quelque peu laissé pour compte.


Toutefois, en entrant dans la cour de la ferme, près de la porte menant aux étalages de légumes, je remarque une machine distributrice, dans laquelle on peut acheter des flocons d’avoine, de la farine ainsi que diverses denrées sèches et emballées, et également des bouteilles de lait!!! Du vrai lait entier, et non un truc écrémé à 3,25% ou 2%. Le tout pour deux euros la bouteille retournable d’un litre, provenant d’une autre ferme du coin, qui alimente ainsi une bonne quarantaine de sites locaux. À ma connaissance, il n’y a pas eu d’empoisonnement dans la population. Je vous laisse deviner si j’en ai acheté…






Maxime Laplante, président

 
 
 

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