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Le bilan du congrès 2026

par Maxime Laplante, président

Après avoir réalisé un colloque sur le maraîchage de proximité en février, l'Union paysanne marque une étape supplémentaire en organisant son congrès le 3 avril à Frelighsburg, en Estrie. Une étape importante, en plus de l'embauche d'un coordonnateur, en la personne de Sébastien Béland.


Lors de ce congrès, trois enjeux principaux ont été abordés par les participants, soit une première analyse du colloque sur le maraîchage, ensuite une réflexion sur les nouvelles formes de taxation de l'UPA et pour terminer une discussion sur le processus de restructuration et d'action de l'Union paysanne.


Dossier maraîcher

Les propositions abordées concernent à la fois l'offre et la demande des produits.


Du côté de l'offre, il est recommandé de contribuer à la mise en place d'un réseau d'entreposage et de transformation des denrées, de façon à favoriser une plus grande plus-value et à garantir un écoulement régulier des produits. La suggestion de mettre sur pied des barrières tarifaires face à l'importation à bas prix semble aussi une avenue intéressante.


Pour ce qui est de la demande, la piste des achats institutionnels est prometteuse, associée à des crédits d'impôt pour achat local, au soutien aux épiceries solidaires et publiques.

Grosso modo, même si la hausse des prix à l'épicerie est inquiétante pour plusieurs, il demeure que la part du revenu familial qui aboutit à la ferme est de l'ordre de 2%. Pour une large portion de la population, une amélioration du revenu à la ferme n'aurait qu'un très faible impact. Toutefois, pour la partie moins à l'aise financièrement, il y a lieu de trouver des façons d'alléger la facture de l'épicerie. À l'Union paysanne de trouver un équilibre socialement acceptable entre la rémunération des fermes et l'approvisionnement abordable de la population. Le lien entre la terre et la table.


Dossier taxation de l'UPA

La récente annonce de l'UPA de modifier le régime de cotisation (équivalent d'une taxe mais en d'autres mots) est loin de soulever la joie puisque ce nouveau régime touche directement les productions non concernées par les plans conjoints, soit des domaines comme le maraîchage, les grands gibiers, la production en serre, etc. Les petites entreprises y voient clairement une hausse des frais sans aucune retombée et ne sont pas réjouies de devoir donner accès à des données financières à l'UPA. Il est d'ailleurs étrange que l'UPA se finance en partie par la mise en marché de ses cotisants. L'Union paysanne devra évaluer les avenues juridiques et populaires de contestation, surtout dans un contexte de monopole de l'UPA.


Dossier de la restructuration de l'Union paysanne

Depuis la fin de l'année 2025, l'Union paysanne procède à une évaluation de sa façon de fonctionner, en partie avec l'aide d'une consultante, Laura Howard. En effet, même si la mission et la vision de l'Union paysanne restent les mêmes, il y a lieu de réfléchir. Voici les éléments principaux de cet atelier :


Action renforcée, par : 

1-la formation et la nomination de porte-paroles en plaidoyer politique, avec des processus clairs de consultation interne.

2-la réalisation d'une étude de cas sur le Centre paysan : viabilité, modèle d'affaires, apprentissages, bâtir sur les réussites. Rappelons que le Centre paysan a été fondé en 2003 pour offrir de la formation et de la documentation en matière d'agriculture alternative.

3-la documentation d'essais agricoles alternatifs à l'échelle du Québec.

4-la reformulation de la stratégie de communication en valorisant le triple impact (personne, planète, pérennité) plutôt que la victimisation.

5-une gouvernance OBNL traditionnelle en évoluant vers un modèle sociocratique adapté au mouvement.

6-la mise en place d'une procédure d'archivage organisationnel et par la célébration des 25 ans de l'Union paysanne.


En somme, une impressionnante liste d'épicerie pour l'Union paysanne. En conclusion de cet exposé, je vais me permettre de reprendre une phrase d'une dame présenta au congrès (Mikaela) :

« L'Union fait la résilience ».


Le nouveau conseil d'administration : Maxime, Jean-Simon, Camilla, Perry, Hugo et Stéphanie (Charles absent)

 
 
 

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